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C’est l’histoire d’une clocharde qui ne fait pas la manche et d’un gitan de huit ans qui fume, l’histoire d’une tenancière de bar qui gagne sa vie avec les machines à sous, d’un manutentionnaire africain et d’une poignée d’autres personnes dont on ne connaît pas le nom. C’est l’histoire des cent mille africains morts au fond de la mer. Ceci est l’histoire d’une jeune dame caissière au supermarché et de toutes les personnes qu’elle rencontre. Ceci est l’histoire d’un jour de pluie.

« D’imposantes masses d’eau se déplacent sur la superficie de la mer. Elles provoquent des ondes sismiques qui rencontrent celles des profondeurs marines. Cette rencontre déchaine un événement prodigieux : une sorte de son planétaire sans fin que l’on peut entendre à vingt mille kilomètres de la terre, sur la ceinture de Van Allen. Ce son est le son qu’entendent certains indiens d’Amérique, ils descendent des fenêtres de leur maison, battent des pieds par terre et arrivent les anciens – c’est comme ça qu’ils appellent les nuages. Il commence à pleuvoir, et l’eau traverse le ciel et la terre et dans la mer produit son son prodigieux qui transforme la planète en une gigantesque cloche vibrante qui file dans l’espace à cent mille kilomètres à l’heure. »

De : Ascanio Celestini | Par : David Murgia & Philippe Orivel (musique) | Traduction et adaptation : Patrick Bebi & David Murgia | Régie : Philippe Kariger | Création musicale : Gianluca Casadei | Production et diffusion : Catherine Hance & Aurélie Curti | Production : Kukaracha ASBL | Coproduction : Théâtre National Wallonie Bruxelles, Mars – Mons-Arts de la Scène, Festival de Liège, Théâtre de Namur, Théâtre Jean Vilar de Vitry sur Seine, Centre de Production des Paroles Contemporains/Festival Mythos, Théâtre Joliette, l’Ancre Théâtre Royal, Théâtre des Célestins

Avec le soutien de Wirikuta ASBL